Allegro Moderato – Adagio – Finale, presto
Luigi Tomasini, maître de concerts de l’orchestre Esterhazy, fut le destinataire du premier concerto en Ut, écrit en 1769. Si elle respecte la forme générale du concerto classique par son dessein et ses proportions, cette œuvre se rapproche plus, par sa substance, des concerti pour violon de Bach et de Vivaldi que ceux que Mozart composerait cinq ou six ans plus tard. Elle possède des mélodies italianisantes par son style et sa forme. Comme dans les œuvres baroques, le soliste n’est accompagné que d’un ensemble de cordes. A la manière d’une danse, le final, à lui seul, illustre la souplesse et la liberté d’expression, caractéristique des concertos de la fin du classicisme et du début du romantisme.
Vivace – Un poco adagio – Rondo all’ungherese : allegro assai
Le concerto en Ré adopte les 3 mouvements traditionnels.
Alors que le premier mouvement reflète fort bien le traitement
symphonique propre à Haydn, le mouvement lent témoigne
de l’influence de Mozart que Haydn tenait en haute estime.
Bien qu’il fût de 24 ans son aîné, en 1785,
il décrivait Mozart comme « le plus grand compositeur
que je connaisse, personnellement ou de réputation ».
Le final, exubérant pour sa part, est un « rondo all’ungherese
» qui rappelle, de par son caractère, le célèbre
« rondo hongrois » par lequel s’achève
le Trio à clavier en sol qu’il écrivit une dizaine
d’années plus tard. En réalité, ce thème
est serbe et non hongrois…