Symphonie en ré majeur Hob. I: 101 “L’Horloge”Joseph HAYDN (1732-1809) La Symphonie « L'Horloge » est la neuvième des douze symphonies londoniennes de Joseph Haydn, composée en 1793-1794. Elle doit son surnom au rythme « tic-tac » entre la flûte et le basson, présent tout au long du deuxième mouvement. La symphonie, respectant la structure habituelle,
est constituée de quatre mouvements : Au lendemain de la première, on pouvait lire
dans le Morning Chronicle : Le menuet, le plus long jamais écrit par Haydn, surprend par des petites touches merveilleuses, notamment le solo de timbales au milieu du mouvement. Le trio rappelle une musique campagnarde, jusqu’aux fausses notes. Le finale, dernier grand mouvement du compositeur, est tout à fait brillant, et où Haydn, pour la dernière fois dans sa carrière de compositeur termine le Vivace par un signal familier : une petite pause suivie de trois accords bien fermes. Il procède avec confiance et aisance du grand drame à une simplicité dans la recherche, d’une simple chanson à une magnifique fugue à deux voix. |
Concerto pour Harpe en la majeurKarl Ditters von DITTERSDORF (1739-1799) soliste: Letizia Belmondo, harpe Allegro molto Letizia Belmondo, harpe Née à Turin en 1981, Letizia commence l’étude du violoncelle à 5 ans. A 8 ans elle se met également à la harpe avec Gabriella Bosio au Suzuki Talent Center de Turin et obtient le diplôme à 17 ans avec le maximum des points et mention spéciale au Conservatoire «G. Verdi» de Turin. Elle continue sa formation musicale au violoncelle avec Antonio Mosca, au même Conservatoire «G. Verdi» jusqu’en 1999. En février 2001, à 19 ans, Letizia remporte le Premier Prix au prestigieux Concours de Harpe International d’Israël où le Prix «Ester Herliz» lui est décerné pour la meilleure interprétation d’une pièce contemporaine. Depuis son début international à 14 ans avec l’RTÉ National Symphony Orchestra de Dublin, Letizia Belmondo accumule un nombre extraordinaire de concours et de prix, notamment le Concours Victor Salvi en 1995, le Prix «Rovere d’Oro» (rouvre d’Or) en 1997, le Concours de la Société Humanitaire en 1998, et le troisième Grand Prix au Concours Lily Laskine ainsi que les Concours Franz Schubert et Martine Géliot à Lille en 1999, le Concours International de Harpe à Lausanne en 2000 et le Prix Spécial pour la meilleure interprétation du «Prélude» d’André Jolivet. Grâce à une bourse d’études de l’Associazione per la Musica De Sono, Letizia poursuit ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon (France) sous la direction de Fabrice Pierre et ensuite à la Juilliard School de New York avec Nancy Allen. Letizia est l’une des solistes de harpe les plus extraordinaires de sa génération : sa capacité musicale et sa technique ont séduit le public du monde entier. Après son début à la Wigmore Hall de Londres, elle a collectionné des succès et des reconnaissances en Europe et aux Etats-Unis. En janvier 2002, elle enregistre son premier CD solo pour le label «Egan Records», suivi en 2006 d’un CD avec les concertos pour harpe de Gliere et Zabel, ainsi qu’un concerto de Mozart transcrit du piano pour la harpe. Elle poursuit sa carrière de soliste et depuis septembre 2006, est nommée première harpiste dans l'orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles et assistante de Fabrice Pierre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. Après son début comme soliste avec l'Orchestre Mozart, elle a été choisie par Maestro Claudio Abbado pour enregistrer, en juin 2008, le concerto pour harpe, flûte et orchestre de Mozart avec Deutsche Grammophon. Karl Ditters von Dittersdorf (1739-1799) a sa place parmi les compositeurs les plus importants de la période classique avec Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Franz Krommer, Christoph Willibald von Gluck et Carl Philipp Emanuel Bach. De son œuvre, on retient des opéras bouffe, des oratorios, des cantates, des concertos pour divers instruments notamment le violon, la harpe, la flûte, le clavecin et la contrebasse. Son Singspiel, «Der Apotheker und der Doktor», composé en 1786, a connu un succès extraordinaire et a été joué dans toutes les salles en Europe. Parmi la bonne centaine de symphonies, six – basées sur les Métamorphoses d’Ovide – sont encore jouées aujourd’hui. Ces symphonies, pleines d’esprit, présentent des phrases asymétriques et le compositeur n’hésite pas à inclure des mélodies populaires. La harpe diatonique, ou à pédales La harpe à pédales, ou harpe classique, est celle que l'on utilise dans les orchestres symphoniques et dans les formations de musique de chambre dites classiques. Elle est la plus sophistiquée des harpes. Une harpe de concert possède 47 cordes, ce qui lui donne une tessiture de six octaves. Ces cordes sont principalement en boyau, à l'exception des cordes les plus graves (les deux dernières octaves) en métal, appelées cordes filées (filetage cuivre sur âme acier), alors que les cordes les plus aiguës sont en nylon. Certaines harpes n'ont pas de cordes en boyau, mais entièrement en nylon, ce qui donne une autre sonorité à l'instrument. Les concertistes et instrumentistes préfèrent souvent les cordes en boyau, qui donnent une sonorité plus « ronde » et franche, ainsi qu’une harmonie de matière à l'orchestre. Certaines cordes sont colorées pour permettre de repérer les notes principales : les do sont rouges et les fa sont noirs ou bleus. Les autres cordes sont incolores. Sur une harpe double mouvement, inventée par Sébastien Érard en 1810, chaque corde peut jouer trois hauteurs : bémol si la pédale est relâchée (= en haut), bécarre si elle est bloquée sur le cran du milieu, et dièse si elle est tout à fait enfoncée. Il y a 7 pédales qui modifient les 7 notes de la gamme sur toutes les octaves. De gauche à droite, elles correspondent aux notes ré, do, si, mi, fa, sol, la pour la grande harpe. Les trois premières pédales sont réservées au pied gauche, les 4 dernières au pied droit. Sur certains modèles, notamment sur les harpes Érard, une huitième pédale servait à actionner les volets de fermeture de la caisse de résonance. |
Grosse Fuge, Opus 133Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) (edition Ed. F. WAINGARTNER) Beethoven, déjà complètement sourd, compose à l'origine en 1825 et 1826 la grande fugue comme le dernier mouvement de son Quatuor à cordes n ° 13 (op. 130). Toutefois, la fugue est si exigeante de la part des interprètes de l’époque et impopulaire auprès du public que l'éditeur de Beethoven, Matthias Artaria, l'incite à écrire une nouvelle finale pour le quatuor à cordes. Beethoven, célèbre pour sa personnalité difficile et pour son indifférence obstinée à l'opinion publique et à son goût, surprend son éditeur à cette occasion et écrit une autre finale pour le quatuor opus 130, considérablement plus léger de caractère, plus proche des autres mouvements. Aujourd'hui, il est à noter que lors des performances de l’opus 130, soit la fugue ou son mouvement de remplacement sont exécutés. La Fugue est publiée séparément comme un numéro d'opus, l’opus 133. Si pendant une grande partie du 19 e siècle, l’œuvre est sévèrement critiquée, elle est de plus en plus appréciée et est considérée aujourd’hui parmi les plus grandes réussites de Beethoven. Igor Stravinsky déclare la Grande Fugue comme «une pièce absolument contemporaine d’une musique qui sera toujours contemporaine". Elle reste néanmoins l'une des œuvres des plus radicales mais également des moins immédiatement accessible des compositions de Beethoven, en raison de sa combinaison de ses dissonances et de la complexité contrapuntique. |