Billetterie



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D Major Evening

02.03.2009


Symphonie en ré majeur Hob. I: 93

Joseph HAYDN (1732-1809)

La symphonie, respectant la structure habituelle, est constituée de quatre mouvements :
1. Adagio - Alegro assai
2. Largo cantabile
3. Menueto. Alegro - Trio
4. Finale. Presto ma non troppo

Le chef d’orchestre Bartholomeus-Henri Van de Velde et l’Orchestre Charlemagne for Europe rendent un hommage tout particulier à Joseph Haydn, (1732-1809), Père de la symphonie, forme à laquelle ce dernier a consacré une grande partie de son œuvre. Haydn poussa le développement de la symphonie aussi bien dans sa forme, son harmonie que dans son orchestration. L’entièreté du programme, dans la tonalité de ré majeur, lui est dédiée.

Cette tonalité de ré majeur a été utilisée par Haydn dans 23 de ses 104 symphonies. D’après Scriabine, cette tonalité reflète la brillance et l’or. Les deux symphonies au programme font partie de la première série de « London Symphonies » créées lors de deux séjours entre 1791 et 1795 de Haydn dans la capitale anglaise. Le public l’adora, le cajola, l’admira pour sa capacité d’innover et de pousser le développement de la symphonie aussi bien dans sa forme, son harmonie que dans son orchestration. Avant son premier séjour à Londres, Haydn n’avait pas eu l’opportunité de composer pour un orchestre symphonique complet et de premier ordre, et ses « Londoniennes » montrent bien son talent de compositeur. Avec les trois dernières symphonies de Mozart, elles représentent l’apogée de la symphonie classique, détrônée ensuite par l’œuvre de Beethoven.


02.03.2009


Concerto pour violoncelle n°2 en ré majeur Hob.VIIb.2

Joseph HAYDN (1732-1809)

soliste: Gary Hoffman, violoncelle

Allegro moderato
Adagio
Rondo (Allegro)

Gary Hoffman, violoncelle

La plénitude de la sonorité, une technique parfaite, une sensibilité artistique exceptionnelle caractérisent le style de Gary Hoffman.

Gary Hoffman fait ses débuts au Wigmore Hall de Londres dès l'âge de 15 ans. C’est ensuite New York qui l’accueille. A 22 ans il devient le plus jeune professeur de la célèbre école de musique de l'Université d'Indiana.

Le Premier Grand Prix Rostropovich qu'il obtient à Paris en 1986 lui ouvre les voies d'une carrière internationale qui le conduit à se produire avec les plus grandes formations: Chicago, London Symphony et English Chamber Orchestra, Montréal, Toronto, Baltimore, Los Angeles Chamber Orchestra, National Symphony Orchestra, Orchestre Philharmonique de Radio-France et plus récemment avec le Cleveland Orchestra (Blossom) et l’Orchestre de Philadelphie … sous la direction d'André Prévin, Herbert Blomstedt, James Levine, Andrew Davis, Mstislav Rostropovich, Charles Dutoit, Kent Nagano, Jésus Lopez-Cobos …

En récital, Gary Hoffman est invité dans les plus grandes salles: Alice Tully Hall, Suntory Hall, Ambassador Auditorium, Kennedy Centre, Tivoli, Gulbenkian, St-Lawrence Center, Théâtre des Champs-Élysées, à la Beethovenhaus de Bonn, Théâtre du Châtelet ... ainsi que dans la plupart des festivals (Evian, Prades, Bath, Marlboro, Ravinia, Aspen, La Roque d'Anthéron, la Grange de Meslay, Mostly Mozart, Helsinki, Verbier, Schleswig-Holstein, Verbier, Festival de Stresa …)
Gary Hoffman est le dédicataire de nombreux concertos (Finzi, Gagneux, Hoffman, Petitgirard…).
On peut entendre Gary Hoffman avec les Orchestres de Helsinborg, Mulhouse, Stavanger, Varsovie, Monte-Carlo, Malaga, Granada, Budapest, Belgrade, de Lorraine, National d’Ile de France, d’Haïfa, cette saison et la prochaine avec les orchestres de Johannesburg , Cape Town, Bretagne, Poitou-Charentes, Navarra Symphony Orchestra, Santa Rosa Symphony, Columbus Symphony, Wroclaw Philharmonic, Orchestre de Cannes, Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Het Gelders Orkest, orhcestre de Chambre d’Israel, etc.

Gary Hoffman donne également des récitals et concerts en Corée et au Japon, au Palau de la Musica de Valencia, à Malaga, Verbier, Genève, auditorium de Dijon, Académie de Santander, Théâtre des Champs Elysées à Paris, au Festival International de Colmar, festival de Kuhmo et prochainement au Printemps des Arts de Monte Carlo,à Genève avec les Quatuor Belcea, Biennale du violoncelle à Amsterdam (où il jouera le concerto de Carter), création du concerto de Lemaître au Festival Automne en Normandie, concerts à Taipe (notamment le concerto de Julius Bürger), et à l’été 2009, il est l’invité des festivals de Banff, Ravinia, Bloomington , Prades, Amsterdam; il jouera également l’intégralité des Sonates de Beethoven en un concert, avec P Reach ; et donnera des concerts au festivald e l’Orangerie de Sceaux, et à Gstaad.
Gary Hoffman est membre de la Lincoln Center Chamber Music Society à New York, il est par ailleurs régulièrement présent au Festival et Académie de Kronberg, à Santa Fe, la Jolla, Manchester Cello Festival, etc .

Installé depuis 1990 à Paris, Gary Hoffman joue sur un Nicolo Amati de 1662 ayant appartenu à Léonard Rose.

Gary Hoffman enregistre pour BMG (RCA), Sony, EMI, Le Chant du Monde.

Joseph Haydn: le grand concerto pour violoncelle en ré majeur

Seuls deux concertos de Haydn peuvent prétendre à l’authenticité. Ils furent probablement composés lorsque Haydn était au service des Esterházy puisque l’on attendait du Kapellmeister de la cour qu’il composa des concertos pour ses musiciens et même, comme ce fut le cas pour les concertos pour barytons désormais négligés, pour le Prince lui-même. A propos du grand Concerto pour violoncelle en ré majeur, Hob.VIIb: 2 daté de 1783, on a souvent cité Anton Kraft comme le possible destinataire, voire le véritable compositeur de l’œuvre. Premier violoncelle de l’orchestre Esterházy depuis 1778, et plus tard au service du Compte Lobkowitz à Vienne, Kraft comptait incontestablement parmi les plus grands maîtres de son instrument. Beethoven composa d’ailleurs la partie violoncelle de son Triple Concerto, Opus 56 à son attention. Malgré tout, on ne peut affirmer avec certitude que le concerto de Haydn fut effectivement composé pour lui. Le nom de son collègue Valentino Bertoja a été également mentionné. Entre 1780 et 1788, il tint le poste de second violoncelle dans l’orchestre Esterházy et il apparaît, d’après les listes des salaires de la cour, qu’on lui versa des paiements annuels supplémentaires, semblant suggérer qu’il joua occasionnellement comme soliste.

En qualité de concerto pour violoncelle le plus célèbre de la fin du dix-huitième siècle, le Concerto en ré majeur tient une place particulière dans le répertoire de cet instrument, bien que son authenticité ait longtemps été contestée. Cette question fut tranchée en 1953 avec la découverte de l’autographe perdu, excluant par la même Anton Kraft comme compositeur potentiel, et mettant à jour une tradition qui reposait jusque là sur la première édition de Johann André (vers 1804).

Non seulement cette œuvre est particulièrement exigeante pour le soliste, surtout pour les positions du pouce, les passages en double cordes et en octaves mais, comme quasiment aucun autre concerto de Haydn, elle a une ampleur symphonique. Andreas Odenkirche (Francfort, 1993) décrit le premier mouvement comme la première ouverture d’un concerto de Haydn qui puisse être qualifiée de mouvement concertant de forme sonate. Ce point de vue est en particulier corroboré par le second grand passage solo de ce mouvement dont le traitement des thèmes et les fréquentes modulations constituent le développement. La structure périodique des motifs centraux et leur confinement au sein d’une structure définie de type tonique-dominante fournissent un thème principal et secondaire au sens classique. Comme dans le Concerto en ut majeur, le mouvement lent tend vers le modèle de la forme-sonate, tandis que le dernier mouvement adopte celle du rondo, une forme qui, à quelques exceptions près, demeura obligatoire jusqu’au dix-neuvième siècle.

Il n’existe que des conjectures quant aux raisons qui présidèrent à la composition des concertos pour violoncelle de Haydn. Leopold Nowak (1954) a émis l’hypothèse que le Concerto en ré majeur ait pu être écrit à l’occasion du mariage du Prince Nikolaus Esterházy et de la Princesse Maria Josepha Hermengildis Liechtenstein, mais aucun élément ne corrobore cette affirmation. Néanmoins, cette hypothèse n’est pas sans fondement car les deux concertos sont étroitement liés au Prince Nikolaus. Dans le premier mouvement du Concerto en ut majeur, un thème se répète, citant une cantate (Hob.XXIVa: 2) écrite à l’occasion de la fête du Prince le 6 décembre 1763. Peut-être Haydn souhaitait-il, avec ces deux concertos, rendre un hommage particulier à son protecteur? Cette motivation aurait justifié son désir de faire la démonstration de l’étendue de sa connaissance en matière de composition.

S’ouvrant sur un Allegro moderato, placide et apaisant, il invite au calme et au lyrisme. L’annotation du tempo du deuxième mouvement “Adagio” est plus lent que la plupart des mouvements lents de Haydn, généralement marqués « Andante ». Le « Rondo » final enjoué et plein d’entrain est le plus court mouvement du concerto. Les concertos pour violoncelle de Haydn sont considérés comme des exemples majeurs du genre depuis Vivaldi, marquant la transition entre l’ère baroque et le classique.

02.03.2009


Symphonie en ré majeur Hob. I: 96 "Le Miracle"

Joseph HAYDN (1732-1809)

La symphonie, respectant la structure habituelle, est constituée de quatre mouvements :
1. Adagio - Allegro
2. Andante
3. Menuetto. Allegretto-Trio-Menu
4. Finale. Vivace (Assai)

La légende veut que lors de la première de la symphonie en ré majeur Hob. I:96 dite « Le Miracle » un lustre tomba du plafond dans la salle pendant le concert. Heureusement, personne ne fut blessé, mais l’incident fut attribué à cette première au lieu de celle de la Hob. I:102, comme le démontrent les archives.